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SOUND CONSPIRACY BENEFIT PARTY

Date : 30-09-2000flyer1

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Le flyer n’annonçait rien de particulier sur cette teuf organisée par Furious, mais la rumeur s’en chargeait, répandant le bruit que les zangliches Hekate seraient présents. En bons fanatiques, nous nous y sommes donc rendus les yeux (presque) fermés, espérant ne pas faire 150 bornes pour rien !
A l’arrivée, un rappel immédiat de « l’ambiance hiver » : une nationale, un parking bitumé, des grilles, et un hangar ronronnant duquel fusent kick binaires et flashs stroboscopiques. Perso, je kiffe les univers industriels, donc ça me va très bien.

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Il doit être à peu près 3h du mat’ et les sons qu’on perçoit en se faufilant vers le cœur de la teuf ne nous indiquent rien de transcendent : ça hard-tekise encore et toujours. Bon, de toute façon fallait s’y attendre, et s’attendre à attendre avant d’entendre autre chose, alors on se démonte pas. Malgré l’atmosphère du lieu (faut se ré-acclimater à cette impression d’être perdu dans un hangar après la fin du monde ! !), la fête a l’air chaleureuse : les camions encerclent les danseurs – ventre mécanique -, le mur d’enceintes est bien joli pour les yeux (énorme, élargi au maximum), moins pour les oreilles, car tout ne fonctionne pas.

Des tentures sont tendues partout, entre les enceintes ou sur les camions, il y a beaucoup de lights, et deux immenses écrans installés bien hauts, visibles par les 2000 teuffeurs en trance sur le dancefloor. Pour installer tout ça les choses ont été bien faites, l’artillerie lourde est de sortie : échafaudages, rampes, et or-ga-ni-sa-tion. Effet très réussi. Y’a de quoi s’occuper, des projs à regarder, des potes à trouver, des pèt’ à fumer… Un chill-out est d’ailleurs prévu pour ça par TechnoPlus : aucune tente n’isole le chill-out car là aussi un écran (avec New School aux manettes des projs) est monté au-dessus d’un espace ou on peut s’asseoir sur des coussins.

Ailleurs, plusieurs cracheurs se réunissent pour faire un « show » commun. En retournant « aux nouvelles » vers le son, on voit Stalker commencer son live. Ça sonne break, avec un gros kick qui reste binaire. Les passages dont je me souviens me font penser à une sorte de tekno « SonicYouth-ienne », avec des nappes mélancoli-mélodiques de sons aquatiques et aléatoires. Il y a aussi des moments avec des mélodies plus électros, minimales et presque géométriques. Crystal Distorsion intervient vers la fin sur une electribe.

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Après presque 2h de live, Stalker s’interrompt et Simon poursuit avec Dan Hekate : enfin un peu de fraîcheur. Au début ça cafouille un peu, pas évident d’improviser un live avec quelqu’un, mais une fois seul, Dan se lâche dans des délires de trippeur ironique et nous passe des samples de morceaux disco-coco des années 80. Il est environ 7h du mat’, il fait jour et l’ambiance est très détendue. Après ce live, on sort s’installer dehors, montrer le champs de citrouilles à ceux qui l’ont pas encore vu. Quelques temps après Ian (SPAZ) installe son live : il doit jouer avec une pote à lui qui mixe, et ça peut être très intéressant. Malheureusement les gens qui m’ont amené s’impatientent, j’attends le dernier moment (voir bouger la vanette vers la route) pour courir et me barrer… à plus de 150 bornes de Paris, c’est un peu risqué d’envisager une autre solution ! ! Je repars en trouvant positif que les Furious se soient associés à la nouvelle vague venue d’Angleterre pour organiser cette teuf : y-sont-bien-sympas ces anglais, y z’ont l’air d’échapper à pas mal de stéréotypes, tant au niveau de leur musique qu’au niveau de ce qu’ils dégagent humainement.

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Report : Olga
Photos : Olga et defflo

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